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École primaire Sainte-Adèle
Par : TLA Architectes
GRANDS PRIX DU DESIGN 19e édition
Distinctions
Discipline : Architecture
Catégories : Autres catégories en architecture / Concept & non bâti : Certification or
Enveloppée du couvert forestier, l’école Sainte-Adèle s’enracine dans une clairière naturelle. Cet environnement, propice à l’essor de la biodiversité, incite à aborder le projet avec sensibilité, pour offrir un milieu d’apprentissage stimulant. Un havre où l’on se nourrit du savoir.
La forêt omniprésente impose une architecture minimaliste, laissant la nature s’exprimer d’elle-même. Le parti architectural se veut un miroir sur la forêt, mettant à l’avant-scène sa beauté et l’identité locale. Architecture et paysage dialoguent avec finesse, assurant une intégration paysagère qui s’exprime notamment par la matérialité. La maçonnerie évoque l’assise de la pierre, tandis que le cèdre pré-vieilli rappelle la verticalité des arbres.
La signature architecturale tient compte des réalités climatiques laurentiennes. Les toitures métalliques inclinées évoquent les lignes familières des bâtiments nordiques, façonnés par le climat et la neige.
Enfin, la présence du bois est non seulement esthétique, mais inscrit aussi le projet comme une solution durable, avec une structure exclusivement en bois certifié FSC. Ce matériau emblématique québécois respire avec l’école et à travers lui, la matière devient un outil pédagogique.
La volumétrie s’articule autour de 2 entités complémentaires. D’une part, un premier bloc accueille les activités sportives, tandis que d’autre part, un second bloc répond aux usages académiques conventionnels. Ce dernier volume inclut les classes, la salle du personnel, le carrefour d’apprentissage et le local d’art. Grâce à cette approche pavillonnaire, la nuisance du bruit liée à la pratique des sports est neutralisée. De plus, le bloc sportif devient accessible à la communauté, tout en préservant l’intimité de l’école.
Pour lier les pavillons, une passerelle de verre répond à la vocation sociale qu’incarne l’école. Ce lien vitré devient un lieu de rassemblement, invitant à la contemplation du cadre forestier enchanteur. Il est un seuil qui fait le pont entre l’école et la nature et qui transforme une simple connexion fonctionnelle en une expérience spatiale.
Alors que la flore boréale offre des vues évolutives au gré des saisons, la faune s’exprime à son tour par la présence discrète d’un animal dans l’enceinte de l’école : le renard.
Il traverse le projet avec curiosité, comme l’enfant traverse l’école. Il habite les seuils, les passages et les interstices. Tel l’animal dans sa clairière, c’est au cœur de l’école qu’on le retrouve.
Un assemblage géométrique mural en panneaux acoustiques évoque subtilement sa silhouette. Entre ses pattes, l’élève accède à un petit refuge plus calme. Sur le mur opposé, une ouverture angulaire, à l’instar de l’entrée d’une grotte, permet l’accès à la cuisine communautaire. L’animal rappelle que l’architecture, au-delà de la forme, est d’abord une expérience vivante.
En somme, l’école Sainte-Adèle se veut une ode à la nature, par sa capacité à s’inscrire dans un territoire sans le dominer.
Collaboration
Architecte : TLA Architectes inc.
Crédit photo