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Arawana Retreat
Par : Sanders Green Architecture
GRANDS PRIX DU DESIGN 19e édition
Discipline : Architecture
Catégories : Bâtiment résidentiel / Maison privée — petit & moyen (≤ 185 m² / ≤ 2 000 pi²) : Certification or
Catégories : Prix spéciaux / Architecture + Bois : Certification or
Introduction & Contexte
Arawana Retreat est une maison à cour minimaliste à flanc de colline, définie par une boîte noire en porte-à-faux sur un mur de gabions. Dans une région viticole canadienne en plein développement, souvent marquée par l'excès suburbain, ce projet propose une alternative critique : la densité éthique. Avec seulement 120 m² (1300 pi²), la maison rejette l'étalement au profit de la richesse spatiale. Face à une topographie escarpée et rocheuse, l'architecture évite les fondations complexes. Elle repose sur un geste structurel fort : un volume en porte-à-faux qui affirme une présence minimaliste et laisse le terrain accidenté filer librement sous le bâtiment..
Efficacité Spatiale & Réponse Climatique
Pour offrir une réelle générosité malgré son empreinte restreinte, le plan adopte une organisation binucléaire. Une cour intérieure surélevée sépare les espaces sociaux des ailes privées. Cette configuration répond à une nécessité climatique : en captant les vents de versant diurnes, la maison agit comme un instrument passif, conçu pour évacuer naturellement la chaleur face aux étés extrêmes et semi-arides de l'Okanagan. De grandes baies coulissantes créent une séquence fluide reliant la cour, la salle à manger et le vaste patio ouest. Une fois ouvertes, la maison devient un profond pavillon abrité, créant une illusion d'ampleur qui double la surface habitable perçue.
Circuit Fermé & L'Écrin de Bois
Le bâtiment s'ancre au site via une stratégie matérielle rigoureuse en circuit fermé. La roche dynamitée, directement issue de l'excavation minimale, remplit les gabions formant le mur de fondation. Cette approche zéro déchet a éliminé l'empreinte carbone liée à l'évacuation des déblais, transformant la roche en un élément tectonique permanent.
En réponse à son environnement, le projet exploite la dualité du bois : défense robuste et refuge raffiné. Le volume supérieur est revêtu de cèdre local brûlé sur place. Cette « armure carbonisée » forme une coquille résiliente contre les UV intenses et les risques d'incendie de forêt. En contraste, l'intérieur est un écrin continu de cèdre chaleureux habillant sols et plafonds, renforçant le sentiment d'occuper une cavité protectrice. Cette logique s'étend aux chambres, où des boiseries en chêne toute hauteur adoucissent l'acoustique et éliminent la banalité des cloisons sèches. Cette finition « façon ébénisterie » fait de la chambre un véritable sanctuaire, prouvant que le bois peut offrir à la fois une résilience extérieure agressive et une chaleur intérieure absolue.
Collaboration
Architecte : Sanders Green Architecture
Crédit photo