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ONE SAPPORO STATION TOWER — Urban Thresholds
Par : KOTARO HORIUCHI Corp.
GRANDS PRIX DU DESIGN 19e édition
Discipline : Design d'intérieur : Prix du public
Catégories : Résidentiel / Espaces communs — immeubles résidentiels : Grand Lauréat
Catégories : Prix spéciaux / Intérieur + éclairage : Certification or
Catégories : Prix spéciaux / Intérieur + couleur & atmosphères : Certification or
Catégories : Prix spéciaux / Intérieur + matériaux : Certification or
Catégories : Résidentiel / Résidentiel : grand (> 250 m² / > 2 700 pi²) : Certification or
Catégories : Prix spéciaux / Intérieur + détail & menuiserie sur mesure : Certification or
ONE SAPPORO STATION TOWER — Urban Thresholds donne forme à une séquence d’espaces communs au sein d’une tour résidentielle de grande hauteur directement reliée à la gare de Sapporo. Plutôt que de présenter ces lieux comme des équipements résidentiels luxueux, le projet les aborde comme des seuils architecturaux entre la gare, la ville et l’habitat.
À Sapporo, les passages souterrains constituent une infrastructure essentielle de la vie urbaine, permettant de se déplacer sans être exposé à la neige, au vent ou aux conditions hivernales sévères. Le projet part de cette réalité. La connexion souterraine, l’accès depuis le stationnement, l’entrée au niveau de la rue, les salons et les espaces communs en hauteur forment une séquence continue, où le corps passe progressivement de l’état public de la ville à l’intimité de l’habitat.
Le projet s’articule autour de l’idée japonaise de MA : un intervalle, un seuil, un état intermédiaire. En sous-sol, TSUGI NO MA, c’est-à-dire « un espace de succession et de connexion », accueille les flux provenant du passage souterrain et du stationnement. Les couches d’aluminium noir perforé, le bambou, la mousse et les jardinières ne montrent pas directement les voitures, les personnes ou les conditions extérieures. Ils les font apparaître comme des fragments de lumière, d’ombre et de mouvement. L’espace souterrain devient un champ de transition où l’intensité de la ville s’adoucit avant l’entrée dans la résidence.
Au niveau de l’entrée, YAWARA NO MA, c’est-à-dire « un espace de douceur et de diffusion », crée une condition complémentaire. Une double peau d’aluminium blanc perforé, le bambou, la mousse, le bois et la lumière naturelle diffusée adoucissent l’arrivée depuis l’extérieur urbain. Alors que le sous-sol absorbe la lumière à travers l’aluminium noir, le niveau d’entrée la diffuse à travers l’aluminium blanc. Le noir et le blanc, l’ombre et la diffusion, le mouvement et le calme deviennent deux modes architecturaux de transition.
La séquence se poursuit dans les espaces communs du cinquième étage et dans le sky lounge du vingt-neuvième étage. Poignées de porte, cloisons, tables, chaises, comptoirs, plafonds et façades partagent un langage de perforations, de courbes de Bézier et de matériaux naturels. De l’échelle de la main à celle de la ligne d’horizon, ces éléments laissent passer la lumière, l’air, les vues et la présence humaine.
L’aluminium recyclé, la pierre tendre de Sapporo, l’enduit à base de chaux, le bois, le bambou, la mousse et les plantations issues du réemploi ne sont pas de simples finitions décoratives. Ils façonnent la lumière, la texture, la douceur acoustique, l’identité régionale et la distance entre les personnes.
Urban Thresholds propose les espaces communs résidentiels non pas comme des équipements secondaires, mais comme des expériences architecturales reliant la ville et l’habitat, l’infrastructure et le climat, la matérialité et les relations humaines.
Collaboration
Architecte : KOTARO HORIUCHI Corp. Tokyo HQ
Architecte : Paris Office, KOTARO HORIUCHI Corp.