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EchoBlue
Par : Célia Granjeaud
GRANDS PRIX DU DESIGN 18e édition
Discipline : Étudiant
Catégories : Travaux d'étudiants / Étudiant - Design industriel / Design d'objet / Mobilier : Certification argent
Voici EchoBlue, un drone flottant autonome, spécialement conçu pour collecter des données sur la présence des cétacés en mer, sans perturber leur comportement naturel. Il s’agit d’un produit qui répond à un besoin concret : rendre visible et mesurable une réalité souvent ignorée, celle des interactions entre cétacés et pêche industrielle.
Ce projet est né d’un double constat : le manque de données fiables sur la présence des dauphins dans les zones de pêche, et les nombreuses captures accidentelles non documentées. En tant que designer, j’ai voulu créer une solution douce, respectueuse du vivant, en m’inspirant directement de l’animal lui-même dans sa forme comme dans sa matière pour concevoir un produit discret, sensible et utile à la recherche.
J’ai choisi de nommer mon projet EchoBlue, un nom qui résume à lui seul l’esprit et la fonction de cet objet. “Echo” fait référence à l’écho des dauphins, à leur mode de communication par ultrasons, mais aussi à l’idée d’écoute, d’attention portée aux sons marins souvent imperceptibles pour nous. “Blue” évoque l’océan, sa profondeur, sa beauté fragile, mais aussi le besoin urgent de le protéger. EchoBlue, c’est donc un pont discret entre le monde humain et celui des cétacés.
La forme du drone s’inscrit dans une approche biomorphique : ses lignes fluides et sa nageoire dorsale évoquent la silhouette d’un dauphin, facilitant ainsi son intégration dans l’environnement marin tout en optimisant son hydrodynamisme. Sa surface est recouverte d’une couche de silicone souple reproduisant la texture de la peau de dauphin selon un principe de biomimétisme permettant une meilleure poussée hydrodynamique.
Le drone évolue à la surface de l’eau selon un parcours programmé à l’avance. À certains points, il s’arrête pour enregistrer les sons sous-marins que reçoit un hydrophone pouvant lui même être submergé jusqu’à 15 mètres de profondeur. Une caméra submersible et une autre en surface, permettent de compléter la collecte de données visuelles . L’ensemble fonctionne grâce à des batteries, dont l'alimentation est soutenue par des panneaux solaires.
Ce fonctionnement passif et non intrusif est une réponse respectueuse aux limites des dispositifs actuels souvent trop lourds, trop bruyants ou trop coûteux.
Un premier prototype fonctionnel a été fabriqué. Il embarque un hydrophone professionnel avec un enregistreur, une caméra sous-marine (ainsi qu'une caméra de surface en option), des batteries et des panneaux solaires.
Le projet est déjà testé en conditions réelles et bénéficie du soutien de l’entreprise ROV Expert, sponsor technique et matériel, ainsi que de scientifiques spécialisés dans l’étude des cétacés, qui souhaitent l'utiliser pour leurs recherches.
Caractéristiques :Dimensions : L. 99,6cm x l. 39cm x H. 34 cm
Poids : 9,837 Kg
Flight case (fabriquée en France) : L. 110cm x l. 59cm x H.43cm
Poids total avec Flight case : 24,737 Kg
Collaboration
Étudiant : Granjeaud Célia
Crédit photo