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Accessibilité universelle station Villa-Maria
Par : COEX Architecture
GRANDS PRIX DU DESIGN 19e édition
Distinctions
Discipline : Architecture
Catégories : Autres catégories en architecture / Hors-catégorie (Architecture) : Certification or
Catégories : Prix spéciaux / Impact social & accessibilité : Certification or
À la station Villa-Maria, rendre accessible consiste à accueillir l‘ensemble des usagers dans des conditions équitables, qu’il s’agisse de personnes ayant des limitations fonctionnelles, de parents avec poussette, de personnes âgées ou temporairement limitées. L’intervention transforme une infrastructure profonde, dotée d’un seul édicule enclavé dans une boucle d’autobus, sans interrompre le fonctionnement du métro de Montréal ni altérer l’équilibre d’une architecture conçue par André Léonard.
Le projet reconfigure le parcours du quotidien. Entre la rue et les quais, un cheminement simple, continu et non ségrégué se met en place. Trois ascenseurs permettent à chacun d’accéder aux mêmes services et commerces et quais selon le même cheminement. L’ensemble du parcours est ajusté pour réduire l’effort et améliorer l’orientation, des portes motorisées jusqu’au rehaussement des quais pour faciliter l’interface train-quai.
Dans cet environnement souterrain dense, le confort et la sécurité façonnent l’expérience. Les principes de lisibilité de l’espace et du « voir et être vu » guident l’intervention et rendent les déplacements plus intuitifs. L’ajout d’un puits de ventilation naturelle améliore le confort d’été, tandis qu’un nouvel escalier d’issue vient compléter les parcours d’évacuation.
En surface, l’intervention se concentre en façade principale, où les contraintes d’implantation deviennent des leviers de conception et participent à l’intégration urbaine. L’ascenseur visible s’inscrit dans le prolongement des entrées existantes et agit comme une lanterne, rendant perceptibles les mouvements de la cabine. À ses côtés, le puits de ventilation et l’escalier d’issue forment un ensemble compact et vertical, en dialogue avec l’horizontalité de l’édicule. Le puits, intégré à l’escalier, est structuré par des pilastres de béton qui prolongent le sol et supportent les éléments techniques.
Plutôt que de remplacer, le projet privilégie une transformation de l’existant, où la continuité matérielle et constructive prolonge l’identité de la station. Les surfaces de béton au-dessus des accès aux ascenseurs accueillent l’œuvre de Marianne Chevalier, La Correspondance des Strates, qui accompagne les déplacements et établit un dialogue avec Cercles¸ l’œuvre d’André Léonard.
À Villa-Maria, l’accessibilité devient un levier de transformation, révélant une architecture où réutilisation, usages et patrimoine convergent dans une même logique.
Collaboration
Architecte : COEX Architecture
Ingénierie : Société de transport de Montréal
Ingénierie : Stantec
Artiste : Marianne Chevalier
Crédit photo