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Espaces polyvalents extérieurs de l'Université Laval
Par : Groupe A / Annexe U
GRANDS PRIX DU DESIGN 19e édition
Discipline : Paysage & Territoires
Catégories : Architecture de paysage / Campus, culturel & institutionnel : Certification or
Un préau de bois et de lumière : renaissance d’un lieu au cœur du campus
À l’ombre du pavillon Jeanne-Lapointe, un espace oublié renaît. Jadis balayé par les vents et écrasé par l’ensoleillement, ce lieu s’ouvre désormais à la rencontre et à la contemplation. Le préau en gros bois d’œuvre, ancré dans la trame du campus, s’impose avec légèreté, tel un écrin de quiétude suspendu entre ciel et terre. Son architecture simple et noble, à la fois refuge et lanterne, module la lumière et le vent, invitant la nature à dialoguer avec l’espace bâti.
Ce nouvel aménagement tisse un lien intime entre le campus et ceux qui l’habitent. Ses lignes s’accordent aux rythmes du lieu, aux pas des étudiants pressés, aux silences des lecteurs, aux éclats de rire partagés. Sous son abri de bois, le temps ralentit. On s’y arrête, on s’y retrouve. En résonance avec l’histoire du site, l’emploi du matériau naturel célèbre la tradition tout en projetant le campus dans un avenir durable et résilient.
Le préau protège et rassemble, tout en laissant le campus respirer. Il répond aux défis du climat par une conception qui apprivoise le vent et tempère l’ardeur du soleil. L’ombre qu’il déploie est mouvante, évoluant au fil des heures, caressant les bancs réutilisés et les pavés réagencés, témoins du passé réinventé. Son bois, à la fois robuste et chaleureux, devient le complice silencieux des saisons, absorbant la pluie, filtrant la lumière, respirant au rythme du campus.
Autour de lui, la nature reprend ses droits. Des plantations indigènes, choisies avec soin, transforment l’espace en un jardin vivant, un écrin végétal qui murmure avec le vent. Elles apaisent la rigueur du climat, réduisent l’empreinte de la chaleur, retiennent l’eau, préservent la biodiversité. Chaque arbre, chaque arbuste, chaque brin d’herbe participe à ce fragile équilibre entre l’humain et son environnement. Plus qu’un abri, plus qu’un lieu, ce préau devient un symbole : celui d’une architecture qui écoute, qui s’adapte, qui inspire.
Il ne s’impose pas, il dialogue.
Il n’écrase pas, il enveloppe.
Il ne sépare pas, il relie.
Pensé pour durer, conçu avec respect, il célèbre un mode de construction ancré dans la matière vivante, où chaque planche de bois porte en elle une part du temps, du sol d’où elle vient et des mains qui l’ont façonnée.
Le campus s’anime autour de cette nouvelle présence, un repère et un refuge à la fois. Accessible à tous, sans obstacle ni contrainte, il accueille autant les solitudes studieuses que les rassemblements spontanés. Il évolue au gré des saisons et des usages, ouvert aux métamorphoses du quotidien. Son essence est simple : offrir un espace où l’on respire mieux, où l’on vit ensemble, où l’on se sent bien. Dans cette rencontre entre matière, lumière et nature, le préau du pavillon Jeanne-Lapointe ne se contente pas d’occuper un espace. Il le révèle, le magnifie et l’offre à la communauté.
Collaboration
Architecte : Groupe A / Annexe U
Crédit photo